Mes richesses

Je n’aime pas faire de bilan de l’année écoulée, je suis plutôt du style à vite passer à autre chose, à oublier le mauvais et vite imaginer le meilleur qui pourrait éventuellement arriver. Aujourd’hui, j’ai juste envie de célébrer, de remercier, de regarder derrière moi, et en moi, afin de voir toutes ces richesses de cette année 2017. Je souhaite tout d’abord remercier ma moitié, mon homme, qui partage ma vie depuis 18 ans maintenant. Le remercier pour toute cette énergie qu’il déploie pour notre petite meute, pour les relations qu’il entretient avec sa fille et son fils. Pour ces temps d’écoute et d’amour qu’il me réserve. Je veux remercier, et gratifier, mon père et ma mère, sans qui tout d abord je ne serait pas là à vous écrire … Et qui se trouvent être deux personnes fabuleuses, chacune dans son propre style, et dotées d’un coeur à peu près aussi grand que l’univers. Peu de parents au monde auraient fait ce qu’ils ont fait pour moi, et ma soeur. Ha ma soeur, à travers tes récentes difficultés, je souhaite te remercier, oui te remercier d’être celle que tu es, cette belle femme, belle âme, et je souhaite te dire que je t’aime d’un amour  immense. Je serai toujours là pour toi.  J’en profite pour remercier mon fils et ma fille, sans qui je n’aurai jamais commencé un profond travail sur moi. Vous êtes mon reflet, mes maîtres de bienveillance. En parlant de bienveillance, je vais parler d espérance, de J.Salomé, d’Isabelle … Voilà une personne qui aura été une belle clef de ma renaissance ! Je l’ai déjà fait mais je souhaite encore te remercier Isabelle pour ton ouverture, ta simplicité d’être, et ton accueil au sein de ta formation qui selon moi gagne à être reconnue de tous … J’ ESPERE qu’encore beaucoup de belles âmes viendront à toi !  Je vais remercier toutes ces belles personnes que j’ai rencontré durant cette formation, et bravo à vous la team … On se revoit bientôt ! (Et c’est possible, comme dirai Yves !). Encore une grande personne, sans qui notre projet de rénovation tanière express n’aurait pas eu lieu, c’est super beau frère Cédric. Je crois qu’un million de mercis de suffiront pas pour toute l’aide qu’il nous a apporté …

Les mamans, les papas, d’enfants non scolarisés tout d’abord que j’ai rencontré cette année, et bien, je leur tire mon chapeau, je leur dit BRAVO, et je tiens à vous remercier pour tout le courage que vous me donnez à poursuivre ce schéma de vie qui correspond à nos valeurs profondes. Je souhaite dire bravo aux parents qui ont leurs enfants à l’école, cela me parait de loin, parfois bien compliqué …

Une pensée bien évidemment à ma belle famille, belle maman, beau papa, belles soeurs, beaux frères, merci d’être présents ! J’oublie sûrement du monde ce soir, mais vous  êtes tous et toutes dans mon coeur.

Nous avons aujourd’hui notre chez nous, après 6 mois de travaux. J’ai peu de mots afin de traduire mon ressenti mais c’est un tel bonheur … Je remercie donc la vie, la nature, les énergies, et je vais terminer en me remerciant. Oui, car tout ce chemin, je le doit aussi à ma petite personne, que j’ai trop souvent maltraité, et qu’aujourd’hui, j’apprends à aimer ❤

« Le plus important dans la vie, ce n’est pas ce qui nous arrive, mais ce que l’on en fait » J.Salomé.

Prenez soin de vous, personne ne le fera à votre place.

Réveillez la magie qui est en vous !

En toute « louveillance »,

Joëlle

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Un an !! Que de changements !!

L’inspiration n’était pas vraiment au RDV ces derniers mois. La déception d’un achat abandonné, un déménagement dans un appartement pour nous retrouver, nous ont je crois fatigué. Devoir reprendre ses marques, essayer de se sentir chez soi, ce n’est jamais évident quand on avait des projets bien plus ambitieux. Et puis … tout s’est fait naturellement. Tout le monde a pris ses marques. Nos petits Ame et Yuki étant ravis d’avoir leur chambre et un vrai salon pour mettre tous leurs jouets ! Et nous, notre chambre, notre cuisine, notre salle de bain, notre tanière, petite certes, mais tout douce.

Nous n’avions en début d’année 2017 pas abandonné pour autant la recherche d’une tanière L voire XL ! Et c’est là qu’une annonce a attiré notre attention. Aussitôt vue, aussitôt visitée, aussitôt achetée. Emballé c’est pesé. Oui on est comme ça nous. On marche avec l’amour, le coeur, les coups de coeur … Et faut dire que le prix était tout à fait raisonnable pour le secteur. Nous voilà donc propriétaire de cette tanière ancienne à « rafraîchir », voire à casser à certains endroits … Mais tellement … Inspirante !!

Les travaux continuent, nous apprécions notre jardin, prévoyons l’emplacement du potager, des poules, les enfants imaginent leur future cabane … Se projeter …

En attendant, mes deux louveteaux continuent l’IEF, toujours en mode Unschooling !

D’ailleurs en parlant de ça, je finis une belle lecture, et je reviens vers vous 😉

Une belle surprise sera également au RDV … Chut … C’est un secret …

A bientôt, pour de vrai ! (comme dirait ma Yuki <3)

Quand le temps passe

Quand les journées, les semaines, les mois, s’écoulent à toute vitesse et que l’on prépare la fête d’anniversaire de son « grand » de quatre ans, on se pose deux minutes et on se souvient …

Je me souviens de cette grande maison où l’on vivait, et où l’envie de notre premier bébé est arrivée. Je me souviens des pleurs de mon homme quand je lui ai annoncé la bonne nouvelle. La grossesse compliquée mais tellement merveilleuse. La recherche de notre petit appartement. L’attente … Ton arrivée, mon fils. Ton premier regard. La fierté de ton papa. La déception d’un allaitement avorté. Le bonheur de te chouchouter, de te câliner. Ta fragilité et ta sensibilité.

Je me souviens de l’envie d’un autre enfant. Une courte réflexion. Une grossesse arrivée aussi rapidement qu’elle s’est déroulée. Ton arrivée, ma fille. Ton premier regard. La fierté et la fatigue de ton papa. Le bonheur d’un allaitement longue durée. Ta pugnacité et ta beauté.

Je me souviens de nos premières vacances à la mer, je me souviens de notre premier Noël.

Je me souviens des nuits compliquées, mais longuement partagées.

Nos deuxièmes vacances à la mer, ma maladie, la séparation, le chagrin, l’appartement vendu, la collocation familiale, un an pour remonter la pente …

Aujourd’hui ma petite Yuki tu as deux ans et quatre mois, mon petit Ame tu vas faire quatre ans. Ces quatre années ont été chargées en émotions et j’avoue être à la recherche d’un peu de stabilité, de calme, et de sérénité à partager avec vous. Nous y travaillons avec papa, nous attendons toujours pour notre maison au vert, à l’air, où vous pourrez étancher votre soif de liberté.

Nous sommes impatients, tous, de nous « retrouver ».

Quand le temps passe, cela fait du bien de se souvenir. Se souvenir des bons et mauvais moments, pour apprécier le moment présent et s’envoler vers notre futur !

La péda de Charlotte !

Les pédagogies alternatives ont aujourd’hui le vent en poupe, Montessori, Freinet …

Au delà du phénomène de mode, c’est bien le respect du développement de l’enfant qui est au coeur de ces pédagogies. Apprendre à son rythme, suivant certaines méthodes, avec différents matériels pédagogiques. Respecter l’enfant, l’accompagner avec bienveillance, afin d’instaurer un climat favorable pour ses apprentissages, ses découvertes.

Car, oui, la vie est faite de découvertes !! Voir son enfant s’émerveiller devant la découverte d’un nouveau vers de terre, me demander son nom dans la seconde (merci le mini guide …) … Il y a un « truc » qui se passe …

Après avoir suivi une mini formation Montessori 0/3 ans très intéressante, j’ai trouvé que cette pédagogie manquait de contact avec la nature. Une petite recherche internet et hop, me voilà en pleine découverte de la pédagogie Charlotte Mason. Késako ??

Voici la quatrième de couverture du livre « La pédagogie Charlotte Mason 1 » qui résume assez bien ce merveilleux bouquin:

Chaque enfant est unique. On ne peut faire, en éducation, que du sur mesure.

La pédagogie Charlotte Mason est, aux antipodes de tout programme prédéfini, une méthode qui s’adapte à chaque enfant, qui prend en compte ce qu’il est, pour l’encourager à devenir le meilleur de lui-même. Elle est une approche respectueuse et facile à mettre en oeuvre, au coeur des livres et de la nature.

Concernant l’auteur, Charlotte Mason est née en 1842, Britannique, elle est devenue enseignante et a formé des générations de préceptrices. Elle est la seule éducatrice à avoir pensé l’éducation dans son ensemble, tant à l’école qu’au sein de la famille.

Cette philosophie éducative ne date pas d’hier, mais à la lecture de ce livre, on se rend bien compte qu’elle est plus actuelle que jamais. Notamment vis à vis des enjeux écologiques d’aujourd’hui, et surtout de demain … Nos enfants vont payer fort le prix de nos erreurs et de celles des deux générations antérieures. Nous nous devons de les sensibiliser à la nature, pour moi c’est un devoir au même titre que les nourrir. Voici un extrait du premier chapitre de ce livre:

De plus en plus de temps

Charlotte exalte les vertus de la vie en extérieur et des repas pris dans le jardin pour le rafraîchissement de l’âme. A la mère qui n’est pas sûre de réussir à faire passer une heure par jour en extérieur à son enfant, Charlotte répond que le premier devoir d’une mère est de s’assurer qu’il passe le plus clair de ses six première années dehors ! Sans aucune pression, simplement pour que chaque parcelle de son être s’imprègne de l’air pur et des merveilles de la nature. Et ce n’est pas simplement parce que l’air frais est bon pour le corps, mais parce qu’une existence posée et équilibrée, à contempler les grands espaces, ne peut qu’amener l’enfant à devenir heureux et bon. Et ce sans aucun apprentissage académique précoce: il s’agit simplement de laisser à l’enfant la liberté complète d’apprendre à connaître le monde et ses merveilles. Charlotte appelle ça « l’inaction magistrale »

L’inaction magistrale, voilà donc ce qu’est ce « truc » qui se passe quand j’accompagne mes petits loups dehors, tous les jours … Nous sommes donc ici loin de Montessori avec ses périodes sensibles. Le « travail » chez Charlotte ne commence qu’à 6 ans ! Avant cela,  elle préconise de laisser l’enfant faire ses propres expériences.

Après 6 ans, Charlotte souligne l’importance des « living book », apprendre avec des livres vivants, de beaux livres, qui transmettent des valeurs, qui stimulent l’imaginaire …

Les enfants sont comme nous: ce qui nous ennuie les ennuie aussi, et nous ne devrions jamais leur donner des leçons qui ne nous intéresse pas. Personne n’a envie de mémoriser des listes de dates et de faits; les enfants non plus. Ils veulent apprendre des choses intéressantes sur les choses et les gens. Ils veulent de vrais livres, des livres vivants, pas des manuels scolaires qui diluent et simplifient la connaissance qu’ils cherchent. L’enfant a besoin de livres vivants en abondance; ils sont vitaux pour le développement de sa vie intellectuelle.

Je trouve la pédagogie Charlotte Mason en accord avec les dernières découvertes scientifiques. Il a été prouvé récemment que la formation académique précoce retarde le développement intellectuel. Pour elle, point de notes, l’enfant apprend avec envie, on lui propose des leçons courtes et beaucoup de temps libre …

Je conseille vraiment ce livre à tous. Parents, grands parents, éducateurs, professeurs … Que vos enfants soient scolarisés ou non, je pense qu’il vous offrira une belle réflexion sur ce que l’on appelle « éducation ». Je termine avec encore quelques lignes, et je file commander le tome 2 :D. N’hésitez pas à me laisser vos avis et expériences en commentaires !

Personne n’a le droit de jouer avec l’espoir et la curiosité des enfants. Ils ont trop de valeur pour servir de rats de laboratoire au gré des lubies éducatives. La plupart des enfants aiment aller à l’école, c’est distrayant, elle s’y fait des camarades, aime bien la maîtresse, a fait telle ou telle chose intéressante. Mais l’école publique les abîme: peu à peu l’enfant travaille pour les notes, pour la récompense. Il perd l’envie d’apprendre juste par amour de la connaissance. Une personne vraiment éduquée s’intéresse à mille choses, elle cherche toujours à en savoir plus. Elle ne se contente pas du minimum à savoir pour passer le « test ». Les écoles n’ont besoin d’aucune réforme: c’est une révolution qu’il leur faut ! Tous les enfants naissent avec une curiosité naturelle que seule une éducation par les Livres et par les Choses est apte à stimuler

« L’éducation est une atmosphère, une discipline, une vie »

https://www.amazon.fr/pedagogie-Charlotte-Mason-1/dp/B01652XYW2

Aujourd’hui, je suis allée voir demain

Et c’était juste « Waw … »

La même impression que j’ai eu en visionnant le film/documentaire « En quête de sens ». Demain c’est en premier lieu un constat alarmant: possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100. Ha ! Là tu flippes hein ?! C’est bien plus flippant que de regarder Batman dégoupiller Superman … C’est donc bien beau tout ça mais on fait quoi ??

Nous voilà donc partis en voyage avec Cyril Dion et Mélanie Laurent, aux quatre coins du monde, à la rencontre de personnages tout aussi passionnants les uns que les autres, qui mettent en place des solutions concrètes (et qui fonctionnent !!!) à toutes nos problématiques écologiques, économiques et sociales.

Ce film veut tout simplement nous montrer que nous sommes les seuls acteurs du changement. Nous devons nous changer pour changer le monde. Nous devons mieux consommer pour sauver notre humanité. Si chacun apporte sa petite pierre à l’édifice, c’est une montagne qui se dressera.

Maman de deux louveteaux, je ne peux qu’encourager toutes ces initiatives. Il est important de transmettre toutes ces valeurs de respect de la terre, de respect de l’homme et des animaux à nos enfants. Il est tout aussi important de leur donner confiance en l’avenir, confiance en eux, et faire en sorte de les rendre responsables de leur devenir.

Au milieu du film je me suis mise à penser à mon petit Ame, en train de jouer au bord d’une rivière. Est-elle déjà polluée ? Pourra-t-il encore longtemps profiter de la nature abondante ?

C’est le sort de l’humanité qui est en jeu, pas de la terre. Notre planète était là avant nous, elle le sera après nous … Même si le passage de l’homme aura fait beaucoup (trop) de dégâts.

Voici le liens des petites actions individuelles proposées dans ce film:   http://www.demain-lefilm.com/les-solutions

Demain, c’est à voir maintenant, pour des années à venir …

Et vous ? Demain ça vous dit ?

 

 

Il pleut et les oiseaux chantent

 

Depuis six mois, depuis ma maladie, notre petite meute n’a plus de tanière.

Nos sommes hébergés, chose qui, avec deux petits louveteaux, est assez sport certains jours ! Manque de place, manque de bien être, manque de liberté, manque de repères, bref, de sacrés MANQUES qui parfois peuvent entacher le bonheur de notre petit groupe.

Alors on s’adapte, on sort le plus souvent possible, on fait des arrangements.

Une cohabitation n’est jamais facile, cela demande beaucoup de tolérance, de respect de l’autre et de ses biens, de ses habitudes. Cela demande de faire des compromis, on ne peut pas forcément faire ce que l’on veut quand on veut.

Quand mamie louve est fatiguée, on essaye de ne pas faire trop de bruits. (Ne pas faire trop de bruits à trois ans et demie et vingt trois mois ! Challenge !)

Quand papy loup rentre le WE, on le laisse un peu se reposer alors on fait des jeux calmes. (Comment ça les Légos c’est pas calme ??!!)

Depuis que mon petit Ame est né, notre vie est remplie d’expériences, qui changent notre vie, qui tourneboule notre quotidien. Et en regardant avec plus de recul toutes ces étapes, je me rend compte que l’on a tout simplement appris. N’est ce pas le but de notre existence ? Apprendre des autres, apprendre de nous ? Apprendre la vie en communauté c’est aussi se remettre en question et se recentrer sur nos besoins primaires. N’est-ce pas un bel apprentissage pour nos petits loups ?

 

Aujourd’hui il pleut.

Aujourd’hui nous n’avons toujours pas notre tanière, mais c’est en cours …

Aujourd’hui on a pas notre lit, mais ça viendra …

Aujourd’hui j’ai envie d’un bon bain, ça attendra …

Aujourd’hui ma petite Yuki est malade, mais demain sera un autre jour …

 

Il parait que le bonheur, c’est apprendre à danser sous la pluie …

Alors aujourd’hui j’ai le sourire, je profite de l’instant présent, et je dis merci à la vie 🙂

 

 

Cruaumanité ?

Couchée à 2h, nuit agitée, cauchemars … Je ne me sens vraiment pas bien aujourd’hui.

Un mélange de stress, de colère, d’incompréhension, de peur (pour l’avenir de nos enfants), mais surtout, de grande vulnérabilité.
Que faire face à ces gens sans pitié, sans coeur ?
Comment arriver à se dire que tout ira bien, que tout rentrera dans l’ordre, un jour …
Comment rassurer nos enfants ? Au delà des « ça va aller ne t’inquiète pas »
Comment faire face à l’horreur, à l’abominable ?
Aujourd’hui j’ai le coeur meurtri..
J’ai pleuré ce matin en me levant, en écoutant le champs des oiseaux, en respirant l’air de cette terre. Je me suis dit « l’humanité est malade ».
J’ai espoir que le « bien » prenne le dessus sur le « mal », comme dans un film, mais je n’ai pas le pouvoir du 5ème élément …
Alors, je n’ai plus qu’à prier, et méditer. Je n’ai plus qu’à aimer, encore et toujours.

« Le désarmement extérieur passe par le désarmement Intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. » Dalaï Lama

Puissent tous les hommes trouver la paix.

Ne pas oublier de vivre

Ho que cet été avait bien commencé ! De la chaleur, beaucoup, beaucoup trop ??

C’est bien connu, nous ne sommes jamais content, on râle quand il fait chaud, quand il pleut, quand il fait froid …

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de mon été tellement particulier. Cela a débuté mi-Juin avec une petite rhinopharyngite. Quelle idée me direz-vous ?! …

Un petit tour chez mon médecin et tout est rentré dans l’ordre. Début Juillet des fourmillements commencent à apparaître dans mes doigts, je commence à ne plus les sentir. Manque de magnésium ? Je prends des vitamines … Dix jours après, plus de force dans les jambes, sept jours après, je ne peux presque plus marcher. On part en vacances au pays basque, je profite peu, mais l’essentiel est que les enfants profitent. Je ne dis rien mais je m’inquiète, mes parents et mon homme aussi d’ailleurs. A notre retour, je file chez mon médecin dans un état assez critique. J’ai donc ordre d’aller aux urgences sur le champs. Papy vient chercher ma petite Yuki qui était restée avec nous et l’amène rejoindre son frère (me voilà rassurée). Je monte dans la voiture avec mon homme direction l’hôpital, et je ne trouve qu’une chose à dire: « Si je finis en fauteuil je suis foutue »

Je suis donc déshabillée, installée, piquée, perfusée … Je vois toute une équipe d’aide soignants, infirmiers qui défilent. Mon homme est à côté de moi. La tête me tourne. J’ai peur. J’ai froid. Mes larmes coulent. Je réponds comme un robot à toutes les questions. On teste mes réflexes: rien. Le médecin arrive et me pose encore les mêmes questions, qui ont encore les mêmes réponses …Je ne suis plus là, je suis ailleurs. Mon corps, mon coeur sont en train de hurler. Il est dix sept heure environ quand le médecin me donne son verdict. « Vous êtes sûrement atteinte du syndrome de Guillain Barré, c’est une maladie auto-immune qui s’attaque aux nerfs, ça se soigne, mais je vais quand même faire un IRM pour contrôler votre moelle osseuse car j’ai un doute ». Un doute ???!!! …

A ce moment précis, je pense à mes enfants, et à rien d’autre. Un vent de panique s’empare de moi. Je me sens vidée, effacée … Je ne remarcherai peut-être plus …

L’attente de l’IRM est une vraie torture. Afin de m’apaiser, comme je le fais souvent, je médite, je souffle. Je ferme les yeux et j’entends le rire de mes enfants, jusqu’à l’intérieur de ce cruel IRM, à deux heures du matin. A la sortie, le neurologue vient me voir et m’annonce qu’il n’y a rien à la moelle, que c’est bien un syndrome GB. Me voilà rassurée, soulagée, le brancardier me ramène à la chambre, je mange, il est trois heures du matin je peux enfin dormir.

Maintenant commence un curieux « combat contre moi-même ». On m’administre un traitement qui va stopper mon système immunitaire qui est en action contre mes nerfs. Cinq jours de traitement, je suis épuisée, mais je tiens bon, je lutte, je veux me lever toute seule, je ne veux plus les aides soignantes. Je marche en me tenant dès le deuxième jour, au quatrième je ne me tiens plus, même si je perds un peu l’équilibre. Le traitement a l’air de me convenir et de faire effet. Le cinquième jour, on m’enlève la perfusion, c’est la liberté ! Je prépare donc mes affaires pour aller en rééducation kiné. Je suis transférée, nous sommes le dix Août, j’arrive à la clinique, je rencontre mon médecin et mon kiné, je commence à travailler. C’est dur mais l’ambiance est bonne, l’équipe est au top … Ca me motive et je fais des progrès. Je discute avec pleins de gens, des malades, des accidentés, des personnes âgées et je les trouve tous formidables. On se soutient, on rigole …

Mes petits loups viennent me voir avec papa, ça me donne du courage. Mes amis et ma famille sont là pour me soutenir et je garde le sourire.

Aujourd’hui, nous sommes le vingt Août. Il me reste dix jours avant de rentrer à la maison et de retrouver ma petite meute. Je n’ai pas encore récupéré toutes mes capacités mais je suis confiante.

Bref.

Il y a des évènements qui vous changent.

Aujourd’hui, je n’ai plus envie de râler car il fait trop chaud, ou trop froid … Je veux profiter des petits bonheurs qui constituent ma vie, le reste a tellement peu d’importance et le futur est tellement incertain.

Aujourd’hui, je ne veux pas oublier de vivre, et d’aimer …

« Tu vas pas me perdre. Tu m’as appris à aimer la vie, et j’ai envie d’être heureux, de dormir dans un vrai lit, d’avoir des racines. » Leon

 

Mon Coup de Blues à Moi

Ca y est, c’est la fin.

J’ai rangé mes pyjamas, mes tee shirt, mes soutiens gorge.

J’ai renvoyé mon tire lait, rangé mes sachets recueille lait.

Après neuf mois tout se termine alors que je me remémore encore la première fois. Le jour où ma petite Yuki est venue au monde, elle a grimpé sur mon ventre pour atteindre mon sein, comme une vraie championne. Ce fut une expérience magique, inoubliable, pleine d’amour et de don de soi. J’ai vécu l’allaitement comme une véritable suite logique à la grossesse. Nos petits amours passent du ventre tout chaud de maman à son sein. Et que de bonheur … Je souhaite à toutes les mamans du monde, qui le peuvent, de vivre cette expérience si enrichissante.

C’est une période difficile pour moi, pourtant l’arrêt s’est fait en douceur. Je me sentais tellement bien que pour moi cela pouvait durer toute une éternité !! Mon rôle protecteur et nourricier était 100% assuré, ma fille était collée à moi comme un pin’s 24/24h. Savoir que son bébé n’a besoin de rien d’autre que sa maman est d’autant plus sécurisant je crois. Pas d’oubli de bibi, de lait artificiel, d’eau minérale etc … Tout est là, prêt, chauffé à bonne température. La tétée c’était THE moment à nous. Egoïstement, je me suis accaparée ma fille, pour qu’elle n’appartienne qu’à moi. Neuf mois dans le ventre, c’était beaucoup trop court 🙂 Je sais que certaines personnes n’ont pas vraiment compris, n’ont pas été d’accord avec mon choix ou m’ont reproché de ne pas « partager ». Mais je m’en contre super fiche !

Toutes les bonnes choses ont une fin. Je relativise en me disant que neuf mois, c’est bien plus que ce que je n’avais espéré vu ma précédente expérience avec mon petit Ame. Je suis fière de ma fille, fière de mon fils qui a su partager sa maman, et aussi un petit peu fière de moi mais chut faut pas le dire 😉 Ce que je peux en retenir aujourd’hui, c’est que chaque grossesse, accouchement, allaitement, enfant est différent. Alors, profitons à 100% de chaque moment que la nature nous donne. Chérissons nos enfants que ce soit avec des nénés ou des biberons. Et surtout, ouvrons notre coeur à ces petits êtres qui nous font fondre de bonheur …

Sur ce, je vous laisse, le coeur plus léger, et je m’en vais gaiement laver des biberons !